La première de ces suites est extraite du livre 'Gödel Escher Bach' de Douglas Hofstadter (pages 154-155 de la version française).
C'est la suite
A005185 de
N.J.A. Sloane, appelée "The Hofstadter Q-sequence".
Un peu à la manière des suites de Fibonacci et de Lucas, chaque terme est la somme de deux termes précédents, mais pas les deux termes
immédiatement précédents :
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Q(1) = Q(2) = 1 et pour n > 2, Q(n) = Q(n-Q(n-1)) + Q(n-Q(n-2))
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(La définition de la suite de Fibonacci est plus simple : F(n) = F(n-1) + F(n-2)).
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| Suite Q de Hofstadter |
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| Termes d'indices 1 à 200 000 (ou 3 500) de la suite Q |
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Page avec l'applet java de la suite Q
Exemple : calcul de Q(18)
Dans le calcul de Q(n)=Q(n-Q(n-1))+Q(n-Q(n-2)), les deux termes Q(n-1) et Q(n-2), donnent deux décalages à partir de n permettant de trouver les indices n-Q(n-1) et n-Q(n-2) des deux termes à ajouter.
Les premiers termes Q(n) sont
Q(1)=1, 1, 2, 3, 3, 4, 5, Q(8)=5, Q(9)=6, 6, 6, 8, 8, 8, 10, Q(16)=9, Q(17)=10, Q(18)= ...
Pour calculer Q(18), on observe que les deux éléments précédents sont Q(17)=10 et Q(16)=9.
Au lieu d'ajouter ces deux nombres, comme on l'aurait fait pour une suite de Fibonacci, on se décale de 10 et de 9 crans à partir du rang 18, c.-à-d. en 18-10=8 et en 18-9=9, les deux valeurs à ajouter sont Q(8)=5 et Q(9)=6, d'où Q(18)=5+6=11.
La suite obtenue est bizarre, elle a un comportement modérément erratique, peut-être chaotique, mais ce n'est pas certain, les graphiques laissent penser à une certaine forme de régularité.